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Communication multilingue sur les réseaux sociaux

Pour les entreprises et organisations en Suisse, la communication multilingue sur les réseaux sociaux est indispensable si elles veulent s’adresser à leurs groupes cibles dans leur langue maternelle.

Mais quelle est la meilleure façon de le faire ? Dans cet article, je vous présente différentes stratégies et j’examine leurs avantages et inconvénients.

Plusieurs possibilités pour gérer ses publications en deux ou plusieurs langues

1. Toutes les langues dans un seul post

La solution la plus simple est de regrouper toutes les langues dans un seul message. Cela demande peu d’efforts et garantit une image de marque cohérente. De plus, vous évitez de dupliquer le contenu.

Cependant, cette méthode peut rapidement devenir encombrante, en particulier pour les posts longs. De plus, les algorithmes peuvent être confus, surtout si des hashtags sont également utilisés dans plusieurs langues. Ces inconvénients peuvent avoir un impact négatif sur le référencement, la portée et l’engagement des posts.

2. Un canal distinct par langue

La discipline reine en matière de communication multilingue est la création de canaux distincts pour chaque langue. Cette solution est idéale pour les organisations disposant d’un budget important, car elle permet d’engager un community manager pour chaque langue. Il est ainsi possible de répondre individuellement aux besoins spécifiques et aux particularités de chaque groupe cible.

Cependant, l’inconvénient de cette méthode est l’effort et les coûts élevés associés à la gestion de plusieurs canaux. De plus, si tous les canaux ne sont pas synchronisés, les messages risquent de ne pas être cohérents.

3. Publications multilingues avec les outils de traduction des plateformes de médias sociaux

De nombreuses plateformes de médias sociaux proposent des fonctions de traduction intégrées qui permettent aux utilisateurs de traduire automatiquement le contenu dans leur langue préférée. Cette méthode est pratique et peu coûteuse, car elle ne nécessite aucun effort supplémentaire.

Cependant, les traductions automatiques ne sont pas toujours précises et peuvent être à l’origine de malentendus. Cela peut nuire à la crédibilité et au professionnalisme de l’organisation.

4. Traduction dans les commentaires

Une autre possibilité est de publier des posts dans une langue principale et de proposer des traductions dans les commentaires. Cette méthode est relativement simple à mettre en œuvre et permet de garder une longueur raisonnable pour les posts principaux.

Cependant, l’inconvénient est que les traductions supplémentaires dans les commentaires passent souvent inaperçues. De plus, si le nombre de commentaires est important, cette méthode peut devenir ingérable.

5. Utilisation d’images/vidéos

Les images et les vidéos sont des outils de communication universels qui peuvent surmonter les barrières linguistiques. L’utilisation de textes et/ou de sous-titres dans différentes langues permet de transmettre des informations importantes de manière visuelle.

Toutefois, cette méthode nécessite un effort de production plus important et peut être plus coûteuse que les posts uniquement textuels. De plus, le contenu visuel doit être culturellement sensible afin d’éviter tout malentendu.

6. Géociblage et segmentation linguistique

Le géociblage (geotargeting) permet d’adapter automatiquement les publications en fonction de la langue et de la localisation de l’utilisateur. Cette fonctionnalité est prise en charge par certaines plateformes telles que Facebook et LinkedIn.

L’avantage de cette méthode est de cibler des groupes spécifiques, ce qui augmente la pertinence et l’engagement.

Cependant, cette technique nécessite une planification minutieuse et peut être techniquement exigeante. De plus, les utilisateurs risquent de ne pas voir le contenu s’afficher si leurs paramètres ne sont pas correctement reconnus.

7. Utilisation de hashtags et de mots-clés dans différentes langues

Les hashtags et mots-clés multilingues peuvent augmenter la portée et l’engagement de vos publications. Cette méthode est facile à mettre en œuvre et peu coûteuse.

L’inconvénient est qu’un trop grand nombre de hashtags peut surcharger le message et lui donner un aspect non professionnel. De plus, l’efficacité des hashtags peut varier en fonction de la plate-forme.

8. Contributions de la communauté et contenu généré par l’utilisateur

Encouragez vos followers à commenter et à interagir dans différentes langues.

Le contenu généré par l’utilisateur favorise l’engagement et l’authenticité de votre marque.

Toutefois, cette méthode nécessite une modération et une gestion actives pour s’assurer que le contenu répond aux normes de qualité souhaitées. De plus, le défi consiste à atteindre une base d’utilisateurs large et diversifiée, prête à créer du contenu dans différentes langues.

Résumé

SolutionAvantagesInconvénients
Toutes les langues dans un seul post– Gestion facile
– Image de marque uniforme
– Pas de duplication des chaînes
– Peut être encombrant
– Lecteurs voient des contenus non pertinents pour eux
Un canal par langue– Contenus ciblés
– Bonne expérience d’utilisateur
– Effort de gestion élevé
– Fragmente le public
Posts multilingues avec des outils de traduction– Automatisé
– Gain de temps
– La qualité des traductions automatiques peut varier
Traduction dans les commentaires– Flexible
– Peu de gestion nécessaire
– La facilité d’utilisation peut en souffrir
– Pas tous les lecteurs voient les traductions
– Le référencement peut en souffrir
Utilisation d’images/vidéos/sous-titres– Taux d’engagement élevé
– Visuellement attrayant
– Coût/temps de production plus élevé
– Les textes dans les images ne seront pas traduits automatiquement
Géociblage et segmentation linguistique– Haute pertinence pour l’utilisateur
– Ciblage efficace
– Implémentation complexe
– Pas disponible sur toutes les plateformes
Utilisation de hashtags multilingues– Augmente la portée
– Encourage l’engagement
– Peut paraître moins formel
– Nombre de caractères limité par post
– Peut être encombrant
Contributions communautaires et contenu généré par les utilisateurs– Interaction élevée
– Contenus authentiques
– Moins de contrôle sur les contenus
– Besoin de modération

Conclusion

La communication multilingue dans les média sociaux nécessite une planification et une mise en œuvre minutieuses. Chacune des méthodes présentées a ses avantages et ses inconvénients. Alors que certaines solutions sont peu coûteuses et faciles à mettre en œuvre, d’autres nécessitent un effort plus important et des ressources financières plus importantes.

En fin de compte, le choix de la meilleure stratégie dépend des besoins et des ressources spécifiques de votre organisation. Cependant, en combinant intelligemment les différentes approches, vous pouvez vous assurer que vos messages sont communiqués de manière efficace et efficiente dans le monde entier.

Publié dans Allemand, Notes

Le monde merveilleux de la littéralité : comment l’allemand embrasse la réalité.

Dans le vaste monde de la langue, il existe une espèce particulière de mots qui se sentent chez eux en allemand. Ces mots ne sonnent pas seulement de manière significative, ils décrivent aussi exactement ce qu’ils représentent. Ils sont littéralement les enfants prodiges du paysage linguistique, les trucs volants, les crapaux à bouclier et les tissus pour le cou.

Qu’est-ce qu’on peut imaginer d’un “avion”, d’une “tortue” ou d’un “foulard” ? La langue allemande offre une bien meilleure solution pour notre cerveau humain limité que le français avec ses mots issus du latin ou du grec!

Considérons d’abord le majestueux avion en allemand : “Flugzeug”. Un mot précis: Flug-Zeug. Littéralement : “truc qui vole”. Peut-on imaginer un meilleur mot pour faire naître la bonne image dans l’esprit ?

la tortue - le crapeau au bouclier - die schildkröte

Non seulement dans les airs, mais aussi sur le sol, on peut rencontrer des créatures de la création linguistique allemande. Par exemple “die Schildkröte”. Littéralement : un crapaud avec un bouclier. Un nom qui évoque la force et l’endurance. Et que fait une tortue ? Elle porte littéralement son propre bouclier sur son dos et rampe lentement et prudemment dans la vie, tout comme son nom alemand l’indique.

le pupitre - der notenständer - le support à partitions

Mais le monde animal n’est pas le seul à être concerné par cette précision littérale. Non, nous trouvons aussi des exemples dans la vie de tous les jours comme le “Notenständer”. En tant que “support pour partitions”, il fait exactement ce que son nom promet : un objet qui est exactement cela – un support sur lequel sont posées des partitions de musique, comme s’il attendait qu’un chef-d’œuvre musical soit créé sur lui. C’est comme si le mot lui-même reflétait la mélodie musicale qu’il porte.

le foulard - das halstuch - le tissu pour le cou

Mais la langue allemande a encore plus à offrir. Prenons par exemple le “foulard”. Littéralement un “Halstuch”. Un accessoire textile qui s’enroule autour du cou et le protège du froid mordant ou des mésaventures de la mode. C’est un tissu destiné au cou – pas de place pour la confusion ou l’ambiguïté, contrairement aux mots “écharpe” ou “foulard” dont on ne sait jamais ce qu’il est censé “fouler”.

les gants - die handschuhe - les chaussures pour les mains

Et puis il y a les “Handschuhe”. Un vêtement indispensable qui protège nos mains des intempéries. Ces gants sont comme une seconde peau pour nos mains, prêts à les réchauffer et à les protéger, comme leur nom l’indique. Mais qui a besoin de “gants” quand on peut porter des “chaussures pour les mains” ?

C’est comme si les noms allemands avaient un lien direct avec ce qu’ils sont censés décrire. Ils n’ont pas peur d’embrasser la réalité avec leur précision linguistique et nous font souvent sourire. C’est un vrai plaisir de se perdre dans ce monde de mots expressifs qui nous rappelle sans cesse que la langue n’est pas seulement une communication, mais aussi une forme d’art qui mérite d’être célébrée.

Publié dans Notes

Comment les locuteurs francophones réussissent à communiquer en allemand dans le cadre de leur entreprise

La communication joue un rôle crucial dans le monde des affaires. Une communication claire, précise et efficace permet de convaincre les clients et les partenaires commerciaux et de construire des relations à long terme. Dans cet article, je résume pour vous ce qui est important pour une communication d’entreprise réussie en allemand :

Astuce n° 1 : utilisez un langage clair et précis

Un langage clair est la base d’une communication réussie. Choisissez des mots aussi précis que possible, par exemple ne dites pas “animal” si vous parlez d’un chat. Évitez les phrases compliquées et les termes techniques. Une terminologie cohérente dans vos documents et e-mails permet d’éviter les malentendus.

Pour toute communication avec vos interlocuteurs en Suisse alémanique, le mieux est de dresser une liste des termes spécifiques utilisés dans votre entreprise et de leur équivalent en allemand, et de la distribuer à tous les collaborateurs et collaboratrices en contact avec la clientèle germanophones.

Astuce n° 2 : répondez rapidement et de manière professionnelle aux commentaires et aux demandes

En répondant rapidement, vous montrez à votre interlocuteur que vous êtes engagé et que vous vous souciez de son bien-être. Prenez le temps de lire attentivement les demandes et les commentaires et d’y répondre. Assurez-vous que votre réponse est précise et complète.

Si la réponse doit être très rapide, vous pouvez éviter de passer par un traducteur en utilisant des technologies existantes telles que DeepL, Reverso context etc. Cependant, si la réponse peut avoir des conséquences importantes, faites impérativement relire la traduction de votre réponse par un professionnel (voir astuce n° 4).

Astuce n° 3 : Évitez les malentendus

Les malentendus peuvent entraîner des retards inutiles et des clients insatisfaits. Pour les éviter, vos messages doivent être clairs et précis. Évitez les ambiguïtés et assurez-vous de comprendre le sens des mots et des phrases dans leur contexte. Si vous ne maîtrisez pas suffisamment la langue de votre client, travaillez avec un traducteur qualifié.

Astuce n° 4 : Travaillez avec un service de traduction

Si l’allemand n’est pas votre langue maternelle, il peut être difficile de communiquer de manière claire et précise dans cette langue. Partout où la précision linguistique est nécessaire, je vous conseillerais donc de travailler avec un service de traduction professionnel.

Cette personne peut vous aider à traduire, à corriger et à relire vos documents et vos e-mails. Elle peut également vous aider à localiser vos contenus (voir astuce n° 5) et dispose des logiciels nécessaires pour travailler efficacement et ainsi économiser du temps et de l’argent (voir astuce n° 7).

Astuce n° 5 : utilisez la localisation comme un outil important

La localisation signifie qu’une traduction n’est pas simplement transposée mot à mot, mais qu’elle est également adaptée aux spécificités culturelles et linguistiques du groupe cible. Chaque langue et ses locuteurs ont leurs propres expressions, images linguistiques, idiomes et particularités culturelles dont il faut tenir compte si l’on veut que le message “passe”.

Pour une localisation réussie, travaillez avec une traductrice ou un traducteur expérimenté et qualifié qui, dans le meilleur des cas, est originaire de la région cible et qui, par conséquent, comprend et maîtrise non seulement les subtilités de la langue, mais aussi les spécificités culturelles des personnes.

Astuce n° 6 : tenez compte des différences de mentalité

Il n’y a pas que des différences linguistiques entre la Suisse alémanique et la Suisse romande. Lorsque vous communiquez avec des clients de Suisse alémanique, vous devez également tenir compte des différences de mentalité, notamment des différents styles de communication, des gestes et des manières. Pour réussir à établir une relation durable avec vos clients, vous devez comprendre et respecter ces différences.

Il s’agit par exemple d’être ponctuel, d’être bref au téléphone, de ne pas tourner autour du pot, etc.

Astuce n° 7 : utilisez la technologie en appui

La technologie est un soutien précieux pour votre communication d’entreprise. De nombreux logiciels et applications vous aident à comprendre, rédiger et traduire des textes et des messages vocaux. Avec les nouvelles IA, cette évolution s’accélère encore. Les programmes de traduction automatique transfèrent rapidement des textes simples d’une langue à l’autre. Toutefois, il convient d’être prudent, car les traductions automatiques n’offrent parfois pas la qualité requise et les erreurs de traduction peuvent entraîner des malentendus qui coûtent cher.

Une bonne alternative consiste à mettre en place et à utiliser des systèmes de mémoire de traduction (translation memory systems, TMS), qui permettent de stocker des textes et des blocs de phrases déjà créés avec l’aide d’un traducteur professionnel, afin de les réutiliser ultérieurement. Cela vous permet d’économiser du temps et de l’argent tout en garantissant la cohérence et qualité de la traduction. La plupart des agences et des traducteurs indépendants sont équipés en conséquence et peuvent vous aider dans ce domaine.

Conclusion

La communication d’entreprise a une grande influence sur le succès d’une organisation. Pour établir une communication claire et précise avec les clients et les partenaires, il est nécessaire de répondre aux commentaires et aux demandes en temps voulu, de manière exhaustive, et d’éviter les malentendus. Les compétences linguistiques des collaborateurs, ainsi que des traductions et localisations de qualité, jouent un rôle crucial dans ce domaine.

Même si vous n’êtes pas de langue maternelle allemande, vous pouvez communiquer efficacement en allemand en suivant les conseils ci-dessus et en travaillant avec une traductrice expérimentée et qualifiée qui sera votre partenaire pour la localisation, le post-processing et la relecture.

Vous avez des questions sur cet article ? N’hésitez pas à me les poser par e-mail à info@textes-en-allemand.ch ou par Messenger. Je m’efforcerai d’y répondre dans un prochain article.

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Publié dans Notes, Post-traitement

Qu’est-ce que le post-traitement dans une traduction ?

Les entreprises, en particulier celles qui souhaitent vendre leurs produits et services à l’étranger ou dans les autres régions linguistiques de la Suisse, doivent être en mesure de communiquer efficacement dans toutes les langues nationales.

L’utilisation de textes traduits automatiquement est une pratique courante qui permet d’économiser du temps et des ressources. Cependant, vous devez être conscient.e que la qualité de ces traductions n’est pas toujours précise. Il est donc crucial que les traductions soient relues et, si snécessaire, améliorées par un traducteur ou une traductrice expérimentée. Cette activité est appelée post-traitement ou post-processing.

À quoi sert le post-traitement ?

Améliorer la qualité des traductions

L’utilisation d’outils de traduction automatique peut conduire à des traductions imprécises, erronées ou incompréhensibles. Les traductions erronées ont déjà été abordées ici récemment. Le post-traitement par un traducteur expérimenté peut aider à améliorer la qualité des traductions et à s’assurer que les messages sont transmis efficacement.

Éviter les malentendus

Un message mal traduit peut être source de malentendus et de mauvaise communication. Par exemple, j’ai récemment vu un post Instagram qui disait à la fin “Nous nous réjouissons […] de vous faire découvrir […] dans nos prochains posts. “Il s’agissait bien sûr des prochaines publications Instagram, cela découlait du contexte. Cependant, la traduction allemande disait “Wir freuen uns schon darauf, Ihnen [..]  in unseren nächsten Stellenanzeigen näher zu bringen.” – Le “post” en français s’est transformé en “offre d’emploi” en allemand.

Comment cela a-t-il pu se produire alors que la traduction avait été corrigée par un locuteur natif allemand ? Il n’y a pas eu de post-traitement. Lors du post-processing, la traductrice compare le texte d’origine avec la traduction et s’assure ainsi que la traduction est précise et sans ambiguïté. Si une phrase est grammaticalement correcte et a du sens, la correctrice ne peut pas la reconnaître comme une traduction incorrecte tant qu’elle ne la compare pas au texte source.

Cet exemple est amusant, et d’autres font carrément rire. Mais imaginez que de telles erreurs se produisent dans des modes d’emploi, des procédure techniques ou des textes médicaux : dans ce cas, les erreurs de traduction peuvent rapidement avoir des conséquences coûteuses ou dangereuses !

Adaptation aux différences culturelles, vocabulaire régional et spécifique aux canaux de communication

Les différences culturelles ou les différences de vocabulaire régional entre les différents groupes cibles peuvent entraîner des différences linguistiques. Nous en avons déjà parlé plus d’une fois ici, par exemple à propos des helvétismes. Un traducteur expérimenté peut aider à localiser les textes traduits afin de s’assurer que les messages sont transmis de manière appropriée.

Pour certains types de textes (par exemple les campagnes politiques), la traduction automatique n’a plus du tout de sens, car dans ce cas, même le contenu lui-même doit être localisé. Si le sujet vous intéresse, je peux écrire un article séparé à ce sujet.

Respect des dispositions légales

Certains pays imposent des exigences légales, en particulier pour la traduction de certifications, actes, diplômes, contrats ou d’autres textes juridiquement contraignants. Dans ce cas, un traducteur assermenté doit effectuer le post-traitement et certifier la traduction.

Renforcer la crédibilité de l’entreprise et améliorer son image

Une traduction précise et adéquate peut améliorer l’image de l’entreprise et renforcer sa crédibilité. D’un autre côté, des traductions inexactes, incorrectes ou incompréhensibles peuvent nuire à l’image de l’entreprise et affaiblir la confiance du public cible dans l’entreprise et ses produits.

Conclusions

En résumé, le post-traitement des textes traduits automatiquement est essentiel dans la communication des entreprises. La qualité de la traduction a un impact sur l’image, la confiance et les ventes futures. Un choix de mots inapproprié ou des affirmations erronées peuvent rapidement conduire à des malentendus ou à des associations négatives qui peuvent affecter la confiance du public cible et nuire à la réputation de l’entreprise.

En travaillant avec des traducteurs et des post-processeurs professionnels, les entreprises peuvent s’assurer que leur contenu est traduit de manière précise et appropriée. Cela peut non seulement renforcer l’image de l’entreprise, mais aussi accroître sa crédibilité et sa clientèle. Une traduction précise contribue à transmettre un message clair et cohérent, facile à comprendre et accessible pour le public.

La révision professionnelle des textes traduits automatiquement par des traducteurs expérimentés peut jouer un rôle crucial à cet égard, en garantissant que les entreprises peuvent transmettre leurs messages de manière claire et précise, quelle que soit la langue ou le contexte culturel de leur public cible.

Vous avez des questions sur cet article ? N’hésitez pas à les poser dans les commentaires, par message ou par e-mail à info@textes-en-allemand.ch et j’essaierai d’y répondre directement ou dans le cadre d’un prochain article.

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Critères pour trouver la bonne personne pour traduire vos textes

C’est l’une des questions les plus fréquentes que me posent les autres entrepreneurs et les freelances de mon réseau. Bien que la réponse dépende bien sûr de vos besoins individuels, je vais essayer dans cet article de donner une réponse aussi générale que possible.

Bien sûr, il n’y a pas de certitude à 100 % de trouver du premier coup la personne parfaite pour votre communication d’entreprise en allemand. Il y a cependant quelques critères auxquels vous pouvez prêter attention :

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Qu’est-ce qu’un helvétisme et pourquoi est-il important de l’utiliser dans vos textes allemands ?

On remarque dans un texte si le traducteur était un Allemand ou un Suisse. Il faut en être conscient lorsqu’une entreprise suisse fait traduire ses textes par quelqu’un à l’étranger ou bien DeepL !

DeepL est une aide merveilleuse, mais il faut savoir qu’il a été développé en Allemagne et entraîné avec l’allemand standard – et non avec l’allemand standard suisse. Un public germanophone s’en rend compte ! En français, nous connaissons aussi cela : en France, on utilise un vocabulaire légèrement différent de celui du Québec, de la Belgique ou de la Suisse (oui “nonante”, je te parle !). Certains mots sonst même des faux amis, c’est-à-dire ils existent dans les deux pays mais ont des significations différentes (p.ex. cervelat)!

Voici quelques exemples de ce que l’on appelle des helvétismes en allemand standard suisse

FrançaisAllemand standard d’AllemagneAllemand standard Suisse
crèmeSahneRahm
fondueKäsefondueFondue
bisquitKeksGüezi / Guezli
pneuReifenPneu
toiletteKloToilette / WC
cervelatCervelat
Brühwurst
Streichwurst
Cervelat
trottoirGehsteigTrottoir
poireauPorreeLauch
racine rougeRote BeteRande
apéroUmtrunkApéro
dégustationVerkostungDegustation

Il ne s’agit là que de quelques exemples de ce que l’on appelle des helvétismes. Il existe bien d’autres mots et expressions qui sont utilisés différemment en Suisse et en Allemagne. Ce ne sont pas non plus des mots de dialecte, mais ils font partie du Hochdeutsch écrit ici (le “Schriftdeutsch”) et apparaissent également dans les dictionnaires officiels, etc.

Pourquoi est-il important de connaître ces mots et d’autres particularités du Hochdeutsch suisse (Schweizer Standarddeutsch)?

Lors de la traduction d’un texte d’une langue à une autre, les habitudes linguistiques et les différences culturelles du pays cible doivent être prises en compte (localisation). Cela est particulièrement vrai pour la traduction vers l’allemand, car l’espace germanophone (appelé espace D-A-CH) compte plusieurs langues standard régionales (en Autriche aussi, on écrit son propre allemand écrit), des particularités culturelles et des mentalités.

La relation entre la Suisse et l’Allemagne peut être compliquée. D’un point de vue linguistique, d’autant plus que les dialectes suisse allemands parlés sont très différents du Hochdeutsch, et que le “Schriftdeutsch” est notre première langue étrangère (mal aimée par beaucoup !). C’est l’une des raisons pour lesquelles, en Suisse alémanique, si vous déballez votre haut allemand scolaire, on vous répondra soit en dialecte suisse allemand, soit en français, soit en anglais, mais rarement en bon allemand.

Sympathie et image de marque

La localisation, c’est-à-dire l’adaptation du vocabulaire utilisé, est ici fortement recommandée non seulement pour améliorer la compréhension du texte, mais aussi pour faciliter l’acceptation de son contenu ! En d’autres termes, si un texte ressemble trop à de l’allemand « d’Allemagne », cela peut rendre l’expéditeur antipathique aux yeux du lecteur Suisse et amener ce dernier à rejeter le contenu !

Or, en matière de communication marketing, vous voulez faire bonne impression ! Sinon, la communication ne remplit pas son objectif. Ce n’est qu’en créant un lien émotionnel positif avec le lecteur que l’image de votre entreprise ou de votre marque peut marquer des points. Pour cela, il est important d’utiliser des expressions et des tournures “helvétiques” – et d’éviter les termes à charge négative (rappelons-le : langue étrangère mal-aimée !).

SEO – être trouvé ou non, telle est la question ici

Outre l’image de votre marque, il y a un autre enjeu si vous n’utilisez pas les mots juste dans vos textes : Vous ne serez pas trouvé par votre audience cible !

De quoi s’agit-il ? C’est très simple: aucun Suisse ne cherchera “Sahnesosse” s’il cherche une recette de “sauce à la crème”, mais en Suisse on cherchera “Rahmsauce”.

Si vous ne connaissez pas ce genre de détails, vous n’écrirez pas seulement à côté de votre groupe cible, mais aussi pour la poubelle. En effet, les moteurs de recherche ne présenteront pas les textes à un public suisse (car personne ne cherche ici “Sahnesosse”), ni à un public allemand (car les pages en rapport avec la Suisse n’y apparaissent pas en premier lieu pour les utilisateurs allemands).

Si le sujet vous intéresse, je me ferai un plaisir d’en écrire plus sur la localisation et la traduction du SEO en allemand dans ces pages dans les semaines à venir.

D’ici là, je vous recommande, ainsi qu’à vos collaborateurs du domaine de la communication, de vous familiariser avec l’allemand standard suisse. L’ouvrage de référence suivant peut vous y aider :

Schweizerhochdeutsch: Wörterbuch der Standardsprache in der deutschen Schweiz
von Hans Bickel und Christoph Landolt, Duden Verlag, 2018
Schweizerhochdeutsch: Wörterbuch der Standardsprache in der deutschen Schweiz
von Hans Bickel und Christoph Landolt, Duden Verlag, 2018

Ce livre contient non seulement une liste exhaustive de mots qui sont utilisés différemment en Suisse qu’en Allemagne, mais explique également d’autres particularités linguistiques et grammaticales de l’allemand standard suisse.

Vous avez des questions sur cet article ? N’hésitez pas à me les poser par e-mail à info@textes-en-allemand.ch ou par Messenger. Je m’efforcerai d’y répondre dans un prochain article.

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Publié dans Notes, Traduction

Comment je procède lorsqu’un nouveau client ou une nouvelle cliente passe commande chez moi

Lorsque j’ai un nouveau client pour des traductions allemandes, je commence toujours par me réjouir consciemment de cette nouvelle relation et par célébrer les mandats à venir.

Ensuite, je m’assure de bien comprendre leurs attentes et besoins spécifiques avant de commencer à travailler. Je commence par établir une bonne communication et je définis clairement les limites du mandat afin que les objectifs soient clairs et atteignables.

La première étape consiste donc à discuter avec le client pour mieux comprendre ses attentes en termes de projet, sa vision, le niveau d’exigence attendu et la date limite souhaitée. Le but est que chacun connaisse bien son rôle dans cette collaboration et quels sont exactement ses critères pour juger si mon travail correspond à ce qu’il attendait ou non.

Une fois que tous les détails sont clarifiés, j’analyse attentivement le contenu à traduire qui me permet de déterminer si ce type de texte est conforme aux normes en matière de qualité et à mes compétences linguistiques et terminologiques. Si nécessaire, j’investis du temps supplémentaire pour mieux me familiariser avec les sujets abordés par mes clients car chaque domaine possède des graphies particulières !

Si des traductions antérieures existent, je transfère la terminologie et le choix de mots spécifiques au client dans mon programme de traduction afin de m’assurer que j’utilise les mêmes mots que ceux auxquels la clientèle de mon client est habituée.

Je lis attentivement les textes sources et je recherche les mots que je ne connais pas ou dont je ne suis pas sûre dans mes dictionnaires. Si le choix est ambigu, je compare les alternatives mots avec la terminologie spécifique au client mentionnée ci-dessus.

Ce n’est que maintenant que toutes les questions sont réglées que le véritable travail de traduction peut commencer. Si j’ai été rigoureuse lors de la préparation, cela se fait généralement assez rapidement. Sinon, je dois passer plus de temps à chercher des mots, etc.

Une fois le texte traduit, je l’imprime et le laisse reposer toute la nuit (on ne voit pas ses propres erreurs sinon). Ensuite, je le révise en profondeur et le compare à nouveau au texte source, étape par étape, pour m’assurer que je n’ai rien omis.

Ensuite, je fais tourner le correcteur orthographique et j’envoie le texte traduit en allemand à la correctrice, qui le relit également en profondeur.

Pour finir ,je me charge moi-même en personne du contrôle final vers l’allemand concernant tous les aspects cités plus haut car je veille scrupuleusement à satisfaire totalement mes clients! Ce n’est que lorsque je suis satisfaite à 100% que j’envoie le texte à mon client ou ma cliente.

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Le bouquet est un oiseau! – Les erreurs de traduction et les leçons que nous pouvons en tirer

Parlons aujourd’hui de ce que l’on appelle les polysèmes et/ou homonymes. Ces groupes de mots représentent encore aujourd’hui l’un des plus grands défis de la profession de traducteur, et en particulier pour les petits derniers-nés de notre famille, les systèmes de traduction basés sur l’intelligence artificielle.

Ce sont des mots que l’on prononce et que l’on écrit de la même manière, mais qui ont une signification différente. Il faut “deviner” le sens en fonction du contexte – une chose que notre cerveau apprend déjà pendant l’apprentissage de la langue, de sorte que cela se fait en grande partie automatiquement et que nous n’avons plus besoin de réfléchir longuement pour savoir si, dans le contexte donné, il faut entendre “la mère” ou “l’écrou” quand nous voyons le mot “Mutter”.

D’ailleurs, il existe d’innombrables blagues et caricatures qui jouent sur la confusion entre ces mots.

Voici quelques exemples d’homonymes ou de polysèmes en allemand:

  • «die Bank» (la banque) et «die Bank» (le banc)
  • «die Mutter» (la mère) et «die Mutter» (l’écrou)
  • «der Kiefer» (la mâchoire) et «die Kiefer» (le pin)
  • « die Leiter » (l’échelle), der Leiter (conducteur, comme dans « semi-conducteur ») et « der Leiter » (le chef)
  • «die Lehre» (apprentissage professionnelle), «die Lehre» (dogme, enseignement) et «die Lehre» (appareil pour mesurer, p.ex pied à coulisse)
  • «die Steuer» (impôt) et «das Steuer» (volant)
  • «der Ball» (la balle) et «der Ball» (le bal)
  • «das Gericht» (le tribunal) et «das Gericht» (un plat, un repas)
  • «der Strauss» (l’autruche) et «der Strauss» (bouquet)

Certains d’entre eux peuvent être distingués par leur pluriel, mais d’autres non.

C’est d’ailleurs là que se produisent la plupart des erreurs de traduction des outils de traduction automatique, en particulier les “anciens” modèles comme babbel ou google translate. Mais même les outils plus récents et plus performants basés sur l’intelligence artificielle commettent encore des erreurs :

le bouquet est un oiseau erreur de traduction automatique

C’est pourquoi il est de bonne pratique de faire relire les traductions automatiques par une personne compétente (post-processing) avant de les publier, sous peine de provoquer des rires involontaires dans le public. Lorsque nous travaillons nous-mêmes avec ces outils, nous corrigeons ces fautes en ligne et l’outil intègre ces corrections et en tire des enseignements.

Mais n’ayez surtout pas peur à faire rire les gens en faisant ce genre d’erreur quand vous passez du temps avec des germanophones. Tous ceux qui apprennent une langue étrangère ont déjà confondu des mots, généralement quand ils ont une consonance similaire. Ma némésis personnelle est “orteil / orties ” – ils ne s’écrivent pas de la même manière et n’ont pas la même signification, et pourtant je dois à chaque fois réfléchir vivement pour savoir lequel des deux mots utiliser – et ceci depuis bientôt 40 ans !

Chaque faute que quelqu’un m’explique me rapproche d’une meilleure maîtrise du français et il en sera de même pour vous en allemand ! Si vous vous exercez assidûment, si vous vous faites corriger et si vous savez rire de temps en temps de vos propres fautes, cela portera vite ses fruits ✨ !

P.S. Par ailleurs, en étudiant la page des homonymes sur Wikipédia francophone, j’ai découvert que si le bouquet n’est pas un oiseau, il est en revanche une crevette.

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Partie 3 : Le modèle de réussite du futur est la collaboration entre l’humain et l’intelligence artificielle

Dans la première partie de cette série, j’ai expliqué pourquoi il était préférable de faire appel à une traductrice humaine plutôt qu’à une intelligence artificielle (IA) pour les traductions. Dans la deuxième partie, je me suis demandé sur quels points une IA était ou pouvait être supérieure à un traducteur humain.

J’ai été applaudie pour les deux articles : Le premier par des personnes plutôt méfiantes à l’égard des nouvelles technologies, le second par des “geeks” et des “early adopters” technophiles.

Alors qu’est-ce qui est vrai ? La traductrice humaine est-elle supérieure à l’IA ou l’IA est-elle supérieure à la traductrice humaine?

Cela peut paraître surprenant, mais : les deux sont vrais !

Comme nous l’avons vu dans les deux articles précédents, l’être humain et la machine “intelligente” ont tous deux des avantages et des inconvénients spécifiques. Seuls les traducteurs et traductrices qui sauront à l’avenir combiner leurs avantages avec ceux des outils basé sur l’IA pourront continuer à exercer leur métier à long terme!

Nous devons nous rendre à l’évidence : Les systèmes éditoriaux et les réseaux neuronaux dits “intelligents” existent, sont utilisés chaque jour dans un nombre croissant de domaines et ne peuvent plus être ignorés ! C’est pourquoi nous devrions nous concentrer sur la question de savoir comment les utiliser de la manière la plus utile et la plus socialement responsable possible.

Ces nouveaux outils vont profondément et durablement modifier nos méthodes et processus de travail en tant que traducteurs (à l’exception peut-être de la traduction littéraire). Ceux et celles qui ne suivent pas l’évolution subiront le même sort que les blanchisseuses à l’époque de l’introduction de la machine à laver.

Où en est ma position personnelle ?

Pour le dire avec les mots d’un vieil ami:

Good news: AI will not replace you.
Bad news: A person using AI will.

Eh bien, cela peut vous étonner, mais pour créer les parties 1 et 2 de cette mini-série, je me suis fait aider par ChatGPT, la fameuse IA éditoriale : Je demande au système de me donner 10 arguments pour “l’homme supérieur à la machine” et 10 arguments pour “la machine supérieure à l’homme”.

J’ai dû supprimer quelques doublons, puis j’ai repris les listes obtenues dans mon Word, j’ai réfléchi aux points, je les ai développés, je les ai mis dans un ordre logique qui soit agréable à lire.

Tout cela fait partie de la révision classique d’un projet de texte, comme j’en ai déjà l’habitude dans mon approche précédente (d’abord mettre sur papier tout ce qui me vient à l’esprit, puis le structurer, le mettre en forme et l’élaborer).

Il faut être conscient que l’IA ne peut pas faire le travail de précision à votre place, en particulier la vérification des sources, des faits et de la vraisemblance. Il faut également être conscient que les biais, les structures de discrimination et les trous dans les données que l’on connaît déjà dans les moteurs de recherche existent également dans les systèmes d’IA et qu’ils vont probablement s’accentuer à l’avenir, lorsque de nombreux textes créés par des systèmes d’IA seront publiés sur Internet.

Et en ce qui concerne la traduction?

Il y a deux ans, j’aurais qualifié la plupart des outils de traduction automatique d'”inutilisables”. Entre temps, il y en a quelques-uns qui sont vraiment bons. Mais même eux ont besoin d’une “baby-sitter” humaine, qui ne maîtrise pas seulement le couple de langues (langue source et langue cible), mais qui connaît également la mentalité du groupe cible.

D’une part, un humain devra encore longtemps vérifier l’exactitude des traductions et les corriger si nécessaire. D’autre part, pour certains mots, l’IA ne peut que “deviner” leur sens dans le contexte (elle le fait à l’aide de probabilités), et l’humain doit vérifier que les mots sont utilisés correctement dans le contexte pour assurer la compréhension du texte cible.

Selon moi, le travail deviendra plus intéressant à l’avenir si les tâches standard ennuyeuses disparaissent et si nous pouvons nous concentrer davantage sur la partie intéressante de notre travail : La localisation, c’est-à-dire l’adaptation de la traduction au groupe cible et à ses spécificités.

Comment pensez-vous que les choses vont évoluer dans votre domaine ? Allez-vous continuer à faire appel à un traducteur humain pour garantir l’exactitude de vos textes ou avez-vous tendance à prendre le risque de faire confiance aux outils de traduction basés sur l’IA?

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Publié dans Notes

Partie 2: Pourquoi une intelligence artificielle est supérieure à un traducteur humain

Il y a une semaine, j’ai expliqué ici pourquoi un traducteur ou une traductrice humain(e) était supérieur(e) à une IA. Aujourd’hui, je me suis penchée sur les raisons qui justifient l’exact contraire : Au lieu de confier une traduction à un humain qualifié, quelles sont les raisons de confier cette tâche à une IA ?

1. Temps réel

Les outil de traduction automatisée basés sur l’IA peuvent travailler en temps réel et sont donc plus rapides que les traducteurs humains. Cependant, la question de l’exactitude et de la précision de la traduction se pose si la traduction est publiée sans post-traitement. Cela peut être acceptable pour des applications internes à l’entreprise, mais les utilisateurs doivent être conscients à tout moment que des erreurs de traduction peuvent se glisser, et je ne parle pas ici de fautes d’orthographe ou de grammaire, mais du fait que des déclarations sont mal restituées.

2. Grandes volumes de texte

Un système de traduction basé sur l’IA est capable de traduire très rapidement de grandes quantités de texte. Toutefois, la question de la fiabilité de la traduction se pose également ici. Selon le contexte, de petites erreurs de traduction peuvent être totalement hors de propos, semer la confusion, rendre le texte incompréhensible – ou dans le pire des cas même mettre des vies en danger !

3. Quantité d’informations à disposition

Les systèmes d’IA ont accès à d’immenses bases de données de traductions antérieures et peuvent donc s’y référer pour améliorer la qualité de la traduction. Aucune traductrice humaine ne pourra jamais garder en tête autant d’informations en même temps.

4. Plusieurs langues cibles et sources

Les systèmes basés sur l’IA sont capables de traduire simultanément plusieurs langues sources et cibles, ce qui leur permet de s’adresser à un public plus large. Certains traducteurs humains maîtrisent trois ou quatre langues sources, mais il serait prétentieux de vouloir traduire dans plus d’une ou deux langues cibles avec une qualité constante. La plupart d’entre nous ne travaillent que vers leur propre langue maternelle, et ce pour de bonnes raisons. En revanche, le logiciel DeepL maîtrise actuellement 29 langues entre lesquelles il peut traduire de manière transparente et en temps réel.

5. Nuances culturelles et les idiomes

Les systèmes d’IA sont capables de saisir et de prendre en compte toutes les nuances culturelles et idiomes, ce qui est souvent difficile pour les traducteurs humains en raison de la quantité pure et simple d’expressions et de nuances.

Les systèmes d’IA peuvent capturer d’énormes quantités de textes et utiliser des techniques d’apprentissage automatique pour stocker toutes les nuances culturelles et les idiomes qu’ils contiennent et les utiliser ultérieurement. Pour ce faire, ils développent une “compréhension” de la manière dont certains mots, expressions et phrases sont utilisés dans une langue, de leur signification et de leur contexte. D’ailleurs, notre cerveau fonctionne de manière très similaire lorsqu’il apprend une nouvelle langue.

6. Disponibilité, pas de fatigue

Les systèmes d’IA sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et fonctionnent sans erreurs de concentration ou d’inattention ni retards dus à la fatigue. Ils n’oublient rien et ne négligent rien. Ils n’ont même pas besoin de vacances ! C’est quelque chose que les humains ne peuvent sans aucun doute pas faire.

7. Détecter et corriger automatiquement les erreurs

Grâce à la reconnaissance des schéma (“pattern”), aux méthodes statistiques (calcul des probabilités), les systèmes d’IA et les réseaux neuronaux peuvent analyser les traductions pour déterminer si elles sont grammaticalement correctes et sémantiquement pertinentes. Cependant, les traductions automatiques sont encore parfois erronées, car l’IA interprète mal le contexte.

8. Apprentissage automatique

Les outils de traduction basés sur l’IA peuvent s’améliorer grâce à ce qui précède, et ainsi améliorer continuellement la qualité de leurs traductions. Pour cela, ils ont encore besoin pour l’instant d’un traducteur humain qualifié qui corrige les erreurs à la main, classe correctement les mots individuels et donne le contexte si l’IA s’est trompée.

Conclusion

Ce ne sont que quelques points ! Cependant, presque chacun de ces points comporte un ou plusieurs “mais”. Et les “mais” indiquent surtout une chose : Les outils de traduction basés sur des systèmes d’intelligence artificielle ne sont pas des traducteurs à part entière et ne pourront pas (encore ?) les remplacer.

Par contre, ce sont déjà aujourd’hui des outils efficaces qui vont profondément modifier nos processus de travail. Que nous le voulions ou non : ce poussin a éclos et ne retournera pas dans l’œuf !

C’est pourquoi, dans la prochaine et dernière partie de cette petite série, je vous parlerai de la manière dont je travaille avec des intelligences artificielles pour rédiger et traduire des textes.

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